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Le décalogue du temps

2023

Note de présentation 

Un court métrage sur le temps et ses visages, ou plutôt la métamorphose de ses nombreuses figures. De quelles manières le temps, représenté par une boule blanche peut-il se mouvoir différemment lors de ses passages dans l’espace ? Quel visage montre-t-il dès lors qu’il rencontre l’élément eau ou un corps humain ? Moi je n’ai jamais vraiment su à proprement parler, et pourtant c’est ce que j’ai essayé de capturer. Je crois, d’ailleurs, que j’ai voulu malgré moi, l’humaniser pour lui donner une forme plus sensible à l'harmonisation entre Hommes et Temps.

La naissance

 

Il faut lui donner un moment d’éclosion pour nous rassurer. Le Temps (boule) se décroche de notre instrument temporel le plus concret (horloge).

 

La vision

 

J’ai choisi la vision car je veux souligner que notre sens qui perçoit le plus distinctement le temps et qui le vit davantage que les autres est celui de la vue. Chacun d’entre nous se réfère avec pleine certitude à une horloge, ou bien la position du soleil, ou encore les couleurs de la journée qui nous donnent des indices sur les bornes du temps que l’on a souvent nommées Heures.

L’arrêt

 

Le Temps qui a enfin trouvé un espace pour se laisser vivre, se met en pause. Il est seul, à l’arrêt, et se grave dans un fond vide de tout autre élément. L’arrêt du temps symbolise une notion qui nous est inatteignable.

 

L’instrument

 

Une toupie pour l’idée de répétition du mouvement, que le temps entretient. Donc qui peut servir d’objet d’expression du temps, comme c’est le cas d’un sablier où le temps a une influence évidente et mesurable.

L’âge

 

La plus grande preuve du temps et de son passage sur nous mêmes, reste les marques de l’âge. Une main juvénile transmet le temps à une main d’Homme plus mature, sur qui le Temps a déjà exercé son jeu.

La mesure

 

J’ai utilisé pour cette séquence deux composants naturels que le temps traverse de manière différente, l’un étant à l’origine lent, et l’autre, rapide. Ils se retrouvent inversés afin que le phénomène soit plus remarquable.

L’éternel retour

 

L’idée de l’escalier est l’illustration de l’intervention de l’infini. Un escalier sans fin ou figure sans fin, que j’ai emprunté à Maurits Escher. Toujours un visage qui est hors de notre portée, celui de l’infini qui appartient uniquement et universellement au Temps.

L’œil de la lettre

 

Cette scène était ma fantaisie. Elle corrobore la volonté d’infini de la scène précédente. Le Temps traverse un labyrinthe, qui par nature n’a pas réellement de fin, et pourtant il en trouve la sortie.

Civilisation

 

Ici, il est question de la confrontation du Temps et de la société humaine. Les carrés, aussi modestes qu’ils soient, s’organisent pour sous entendre une organisation sociétale type, qui laisse place de nos jours à aucune autre forme d’existence sociale. Le temps, titubant face à ces nouveaux habitants terrestres gonfle d’orgueil et avale toute civilisation.

L’union

 

Après des apparitions fluctuantes, c’est dans une dimension non exploitée auparavant que la dernière scène se déroule ; l’eau, le Temps et le corps humain se joignent et se conjuguent, pour laisser une collaboration plus harmonieuse et mélodieuse.

L'absence

 

Le Temps se métamorphose en un élément nouveau. Le Temps devient eau. 

Le Temps court toujours, le temps humain est expressément éphémère…..

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